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Agir à son petit niveau sur une crise internationale : L'association Tous pour la Syrie (Partie 1)

Dernière mise à jour : 21 oct. 2020




A propos de l'association


L'association Tous pour la Syrie est une association présente à Rennes depuis 2012. Elle a été créée suite au déclenchement de la révolution syrienne. C'est une association ayant une portée humanitaire, qui veut venir en aide aux populations victimes de la guerre en Syrie, c'est-à-dire les civils syriens mais aussi les populations voisines en Jordanie et au Liban. L'association intervient donc auprès des populations encore en Syrie mais aussi dans l'accueil des personnes ayant quitté leur pays. Elle veut promouvoir la solidarité entre la culture dite française et la culture syrienne.

J'ai passé plusieurs semaines au sein de l'association en tant que stagiaire en observation. Sortant d'une période de crise sanitaire j'ai fait une grande partie en télétravail et le reste en présentiel. Au fil des semaines ma curiosité, autour du thème de la crise syrienne et ses conséquences au local, s'est accrue. Je m'explique.


Au cours de mon expérience j'ai dû collaborer, interroger différents acteurs, principalement les bénévoles mais aussi les bénéficiaires de l'association, c'est-à-dire les réfugiés de Syrie ainsi que d'autres immigrés de toutes nationalités. De ces interactions il m'est ressorti l'importance d'implantation d'une telle structure au local. Je me suis donc demandée pourquoi j'en étais venu à la conclusion que ces acteurs locaux avaient réussi à leur manière à se réapproprier une problématique se voulant pourtant d'échelle internationale. J'ai essayé alors peu à peu de comprendre la situation des potentiels bénéficiaires pour voir comment ils percevaient leur traitement administratif et leur accueil en France. J'ai alors tenté d'élargir mes connaissances en interrogeant d'autres acteurs concernés par cette situation, et de faire des recherches autour de la demande d'asile mais aussi de la langue française. J'ai donc essayé de parler dans cet article de la construction de l'association en réponse à la crise humanitaire, en présentant les différents secteurs clés de l'association. J'ai ensuite étendu ma réflexion autour des limites de cette action au local dû principalement aux difficultés d'intégration mais aussi au manque d'aides de l’État, sans oublier la difficulté de la procédure de demande d'asile.



La construction d'une association en réponse à la crise humanitaire en Syrie


L'émergence progressive d'une association composée d'acteurs locaux


Comme mentionné auparavant, l'association Tous Pour La Syrie a émergé en raison de la crise humanitaire que la population civile syrienne endure depuis 2011. Il est difficile de faire un résumé de cette crise devenue internationale mais de par mes recherches, je vais essayer cependant de donner quelques chiffres et de retracer dans les grandes lignes la situation. Tout d'abord la guerre en Syrie démarre dans le contexte des Printemps arabes. Des manifestations, majoritairement pacifiques, ont lieu pour demander un retour total ou partiel à la démocratie, disparue depuis 1963 avec l'arrivée du parti Baas. Le conflit se structure alors entre les rebelles, principalement sunnites, réunis dans la Coalition nationale syrienne, contre les loyalistes s'appuyant sur les alaouites qui est un groupe dérivé du chiite sur lequel les relations de Bachar Al-Assad s'appuient.


Très vite le conflit civil se transforme en conflit international qui nous rappelle comme le mentionne le journal Le Monde «l'affrontement Est-Ouest » que nos grands-parents ont connu. Les puissances occidentales, c'est-à-dire les États-Unis et les pays d'Europe tels que la France, le Royaume-Uni et l'Italie, se placent dans le conflit en se déclarant alliés de la coalition nationale syrienne. Cependant cette aide demeure très insuffisante. La Chine et la Russie et l’Iran de leur côté entendent défendre le roitelet de la Syrie car chacun y trouve des intérêts, que ce soit économiques, géopolitiques ou encore militaires. La guerre évolue également vers une guerre sainte quand les monarchies sunnites du Golfe commencent à s'en mêler, avec l'Iran qui affirme son appui au régime syrien en place. La Syrie s'enfonce dans la guerre avec l'extension du mouvement salafiste djihadiste en Syrie à partir de 2014 renommé par la suite État Islamique (EI). Par conséquent le conflit syrien est donc l'image d'un antagonisme entre plusieurs acteurs : Chiites contre Sunnites, Est contre Ouest, et rebelles contre loyalistes.


Nous sommes aujourd'hui dans un monde en proie à de nombreuses mutations, où les conflits ont pris dans leur nature un tout autre visage. En repensant aux écrits de Bertrand Badie, politiste français spécialiste des relations internationales, on comprend pourquoi cette guerre a entraîné la construction d'associations comme Tous Pour La Syrie, tout conflit international ayant des répercussions au niveau local. Les conflits sont aujourd'hui en grande majorité intra-étatique, à l’intérieur même des Etats. Mais du fait de la globalisation des échanges, les intérêts sont interdépendants, ainsi un conflit n'oppose plus deux États indépendamment des autres ; aujourd'hui quand un conflit émerge, c'est la totalité des pays dans le monde qui est concernée. Et les premiers touchés par ces luttes sont les populations civiles qui cherchent en partant de leur pays à obtenir une vie meilleure mais surtout à mettre leur famille à l'abri de la mort, du viol et de la torture.


Le haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés comptait environ 59,5 millions de personnes déplacées sous la contrainte en 2014. Concernant la Syrie c'est 5,6 millions de personnes qui se sont réfugiées dans les pays frontaliers. Les textes des pays européens en matière de politique d'asile se sont révélés très insuffisants notamment le règlement Dublin III, posant le principe du pays d'entrée. Celui-ci entend que la demande d'asile doit être examinée par le premier pays de l'UE dans lequel le réfugié arrive. Cependant très vite les pays frontaliers se sont trouvés débordés. De même, certains pays tels que la Hongrie et la Pologne se sont opposés à la politique de quotas adoptée par un accord du 20 juillet 2015. Une réforme du système européen d'asile semble alors plus que nécessaire.


Dans beaucoup de mes entretiens, il ressort d'ailleurs que les pays n'étaient pas prêts à faire face à une telle vague d'immigration, notamment car dans l'histoire de France on n'avait jamais connu un tel flux de réfugiés. Alain Darré, un de mes professeurs de la faculté de droit et de science politique spécialisé dans les relations internationales, m'explique que la France n'a jamais eu l'image d'un pays d'accueil. Elle a connu dans son histoire trois périodes marquantes en matière d'immigration : celle due à la Guerre d'Espagne, de la guerre d'Indochine ainsi que la guerre d'Algérie. Cependant à cette époque, les réfugiés envisageaient simplement de trouver dans la France un abri temporaire à la guerre et non de s'installer de façon permanente. De même, depuis les années 1950, la France n'a plus connu de réel flux migratoire, généralement, la plupart des réfugiés de guerre ou immigrants préféraient rejoindre des pays comme l’Allemagne ou l'Angleterre du fait de la dynamique économique et de la culture d'accueil.


Quand je pose la question à M. Bourcier, adjoint à la Mairie de Rennes, lui demandant comment la ville de Rennes a géré le flux imprévu de réfugiés, il me reprend en déclarant que Rennes a toujours fait face à des arrivées migratoires qui elles non plus n'étaient pas envisagées. Cependant, il est vrai que depuis 2014, la ville a dû faire face à des arrivées massives. La mairie de Rennes a d'abord privilégié l'hébergement des familles avec des enfants en bas âge et a tenté de faire son possible malgré le manque de visibilité et d'aide de l’État, mais nous y reviendrons. Quand je lui demande si les associations comme celle de Tous Pour La Syrie les ont aidés dans leur accueil, l’adjoint m'affirme à quel point le tissu associatif de Rennes a joué un rôle essentiel, et que malgré certaines tensions, notamment dues au fait que beaucoup d'association considèrent que c'est à la ville de faire tout son possible en matière d'accueil en vue des carences de l’État, il pense que la collaboration est bonne et saine.


La mairie de Rennes et les organismes non-étatiques comme l'association Tous Pour La Syrie sont sûrement des acteurs représentatifs de l'impact de l'international sur la vie locale et citoyenne de chacun. En ce qui concerne l'association dans laquelle j’ai travaillée, tout a débuté en 2012, un an après le déclenchement de la révolution syrienne. Plusieurs citoyens de Rennes ont reçu des appels leur demandant de venir animer des camps de réfugiés en Turquie. Cinq personnes dont mon maître de stage sont allées sur place. Face à la situation, ils ont compris la nécessité d'aider les réfugiés sur place et ont construit l'association dans ce but. Ils ont également essayé de médiatiser le sujet afin de marquer les consciences. Peu à peu, leurs actions se sont élargies et ont touché également l'action locale. L'association s'est étendue dans ces domaines en même temps que la tournure du conflit syrien dans le monde. Le départ de nombreux syriens de leur pays s'est remarqué dans les pays voisins, c'est pour cette raison que l'association a étendu son action au sein de la Jordanie et du Liban, mais au niveau local également avec des cours de français où d'autres nationalités ont été accueillies.


D'autres bénévoles ont rejoint l'association par la suite. Une des bénévoles en charge des cours de français m'explique qu'elle a connu l'association par sa petite-fille travaillant elle-même dans l'humanitaire. Une autre bénévole me raconte : « Je me suis rendue place de la Mairie à Rennes suite à l'appel aux rassemblements en décembre 2016 pour se mobiliser après la destruction d'Alep. J'ai pleuré avec les familles syriennes en sentant leur détresse, et révoltée par l'horreur de cette guerre, je me suis engagée avec un autre bénévole dans l'association. »


Je me permets de clôturer cette première partie avec un fait d'actualité récent en citant Amnesty International : « Le conseil de sécurité de l'ONU s'est réuni afin de décider du renouvellement de l'aide humanitaire en Syrie. Comme nous le redoutions, la Russie et la Chine ont opposé leur veto. Les négociations sont encore en cours, va-t-on réellement abandonner les civils syriens ?  Son abandon aggravera sérieusement la situation humanitaire déjà très tendue, notamment à Idlib et aux alentours. Cette décision intervient alors que les forces syriennes et russes multiplient les attaques pour reprendre le contrôle de la région. Elle risque d’augmenter drastiquement le nombre de personnes déplacées et de contraindre les organismes d'aide humanitaire locaux et internationaux à réduire leurs activités. »



L'évolution progressive de l'association dans des secteurs clés de l'accueil mais aussi dans l'action extérieure


L'association veut faire entendre son action aussi bien à l'intérieur de sa ville au niveau local, qu'au niveau international. En ce qui concerne l'action extérieure, elle consiste d'abord en une aide humanitaire sous forme matérielle, comme m'explique mon maître de stage via l'envoi d'un container acheminé jusqu’en Syrie. L'association fait appel pour cela à un partenariat avec d'autres associations et est depuis 2020 associée avec SOS Syrie une association située à l'Est de la France.


Mais pour alimenter le conteneur, elle fait aussi des collectes tous les samedis pour récolter le matériel suffisant : vêtements, nourritures sèches et non-périssables, chaussures, vaisselle, matériel médical ou scolaire. La bénévole s'occupant de la collecte m'explique que depuis la sortie du film Pour Sama beaucoup de dons ont été reçus. Mon maître de stage me raconte : « Avant, on envoyait jusqu'à 2016 un container de 40 pieds par an. Maintenant on arrive à peine à remplir un 20 pieds ». En plus de cela, la majorité des dons sont des vêtements, et l'association manque de denrées alimentaires non-périssables ou encore de produits hygiéniques (serviettes hygiéniques, biberons en plastique, conserves). La famine est prégnante pourtant en Syrie, ce qui fait que généralement les familles revendent les vêtements donnés par l'association pour s'acheter de la nourriture. On retrouve à la collecte des dons qui laissent à penser que beaucoup donnent pour se débarrasser : un bout de tissu, un kimono de judo, un casque de vélo... Une famille en me donnant un grand carton me précise bien « ce sont de très beaux vêtements ».


Beaucoup de bénévoles invoquent le projet de faire des collectes de nourritures dans les grandes distributions afin de repousser la famine et éviter de donner pour donner. Ils attendent toujours une réponse d'un directeur commercial. Je me permets d'ailleurs de faire une petite parenthèse en évoquant ma propre expérience personnelle : cet épisode me rappelle une scène du film « Moi, Daniel Blake » où la jeune femme demande à la banque alimentaire des serviettes hygiéniques et la bénévole lui répond qu'ils n'en ont pas et que les gens ne pensent pas à en donner, alors que c'est pourtant primordial.


Mais revenons à l'action extérieure en faisant un petit rappel théorique : la crise syrienne a touché la diplomatie internationale, mais de façon concrète, elle a exporté l'urgence humanitaire sur ses pays voisins. C'est pour cette raison que l'association a développé des projets en Jordanie et au Liban. En Jordanie, cela consiste en la construction d'une école depuis 2017 afin de compenser le manque de scolarité des enfants réfugiés. Une autre partie a été construite début 2019 par Helping Refugees in Jordan (une autre ONG) qui devrait se terminer fin 2020, car suite à des complexités, une partie de l'école a dû être reconstruite à cause de la matière utilisée dans la première construction. D'après mon maître de stage, en charge du projet, l'école devrait être ouverte normalement en octobre ou novembre de cette année. En attendant, les élèves vont en cours dans des classes préfabriquées, où il fait très chaud l’été. Le problème dans la construction de l'école est qu'il n'y a que deux toilettes pour six classes. Dans ce projet, l'association a bénéficié du soutien de différents organismes.


L'association intervient également au Liban, pays qui a connu une arrivée massive de réfugiés. TPLS apporte une aide financière à l'association Najda Now International implantée dans le camp de Chatila, qui vise à aider les enfants traumatisés par la guerre. On peut dire que l'association les aide à construire une forme de résilience. Cet objectif passe par des activités artistiques comme le théâtre de marionnettes. Depuis le confinement on a notamment proposé de rediffuser le spectacle via l'application Zoom. Mais la situation post-confinement s'annonce très complexe en ce que le Liban souffre désormais d'une grave crise économique. Le problème est que leurs partenaires libanais ne veulent pas recevoir de livres libanaises mais plutôt des euros ou des dollars, ce qui pose grandement problème dans le transfert d'argent.


En dehors des actions extérieures, l'association a développé son action au local. Mon maître de stage m'explique que « les bénévoles voulaient faire quelque chose de concret au sein de leur quotidien et non uniquement agir via des actions extérieures ». Ainsi l'association s'occupe de l'accueil des réfugiés, elle les aide en matière d'hébergement. Il faut savoir qu'en attendant d'avoir le statut de réfugié, contrairement à ce que beaucoup de personnes pensent, on ne peut avoir aucune aide financière ou logement ; pour les HLM et pour toucher le RSA, il faut en effet être reconnu comme réfugié. L'association aide donc les familles à trouver des familles d'accueil à Rennes ou aux alentours de Rennes. Les bénévoles insistent bien sur le fait qu'être une famille d'accueil ne consiste pas seulement à fournir un logement mais entend également aider la personne dans ses démarches administratives et pour son apprentissage linguistique, comme l'indique d'ailleurs le site de l'association. Les bénévoles s'assurent, par un entretien et dans la signature d'un contrat, que la famille est apte à l'accueil. Comme indiqué dans le programme de l'association, l'accueil passe aussi par une aide matérielle. Lors de la collecte, les réfugiés peuvent obtenir des vêtements, meubles et autres. De même, l'association aide les réfugiés dans leur quotidien en les guidant au sein des différents organismes comme Coalia, le Crous ou la préfecture.


L'accueil passe aussi par des cours de français, mis en place suite à la demande d'un syrien, c'est d'ailleurs l'un des secteurs principaux de mon stage. Depuis 2012, l'association s'efforce d'aider les réfugiés dans un secteur-clé de l’obtention de la demande d'asile. Comme indiqué sur le site « depuis, chaque année, nos bénévoles donnent en moyenne 750 heures de cours de français annuelles ». Ces cours ont généralement lieu aux Champs Libres ou à la Maison Internationale de Rennes (MIR). Les bénévoles essaient de s'adapter aux compétences de chacun en faisant des groupes de niveaux, voire même quand ils le peuvent des cours individuels. On retrouve dans les cours des analphabètes mais aussi des personnes au niveau très avancé, mais tous dans l'ensemble ont une soif d'apprendre impressionnante. Et venir au cours de français est pour beaucoup un rendez-vous à ne pas manquer, même si beaucoup de bénévoles regrettent le manque d'assiduité de certains. On nous a reproché après le confinement de ne pas avoir fait assez de cours car ceux-ci sont primordiaux en ce que les formations proposées par les autres organismes tels que le CIREF (Centre International Rennais d’Étude de Français pour Étrangers) à Rennes 2 ou le CLPS (centre de formation professionnel) demandent un niveau minimum en français. Pour les débutants les cours de français délivrés par l'association sont donc indispensables.


L'association tente ainsi de répondre aux besoins quotidiens de personne arrivant sur un territoire inconnu. En plus des cours de français les familles peuvent bénéficier des cours de soutien scolaire délivrés par des étudiants. Les cours de soutien concernent les enfants et adolescents de tous âges. Et le but est d'aider les réfugiés à rattraper leur retard sur les autres élèves/étudiants, sachant que les parents ne peuvent généralement pas les aider ayant eux-mêmes encore plus du mal à apprendre. La trace de la guerre n'aide pas. Durant mon stage je me fais le relais entre mon université et l'association pour recruter des étudiants, et je remarque avec plaisir une réelle motivation de la part des étudiants de ma promotion.


Tous Pour La Syrie souhaite également promouvoir le partage des cultures, la sensibilisation et l'information par diverses actions événementielles. Je pense notamment aux échanges franco-arabes qui consistent à se réunir et à apprendre à deux la langue de l'un et l'autre. Au cours des années avec cet échange linguistique de belles amitiés se sont formées. C'est le cas notamment d'un réfugié ancien professeur d'histoire et d'une étudiante en histoire, me racontent les bénévoles avec émotion. Mais l'association fait aussi des marchés solidaires, des conférences sur la Syrie, des événements sportifs mais également des projections de film. On me raconte à quel point les réfugiés comme les rennais venus assister à la projection du film « Pour Sama » ont été bouleversés, beaucoup m'avouent avoir pleuré. L'association par ses événements espère favoriser l'intégration mais aussi toucher les rennais en les informant sur la situation de la Syrie.


Dans cette présentation il me semble important de parler des ressources de l'association qui vit principalement des dons. Du fait que l'association soit reconnue d’intérêt général, elle peut bénéficier de la déduction d'impôt à chaque don comme indiqué sur le site de l'association « Le total de vos dons, supérieur à 10€, donne lieu à un reçu fiscal envoyé par mail l’année suivante. Il vous permettra de déduire 66% du montant du don de vos impôts. ». La fourchette des dons est très grande, comme l’explique mon maître de stage au conseil d'administration ce mois-ci, ils ont récolté des dons de 0,50 euros à 30 euros.


Les semaines passent, les années défilent et les bénévoles se rendent bien compte qu'ils doivent avancer et évoluer en même temps que la société. Une avancée dans le numérique est pour eux nécessaire, le confinement leur a d'ailleurs prouvé à quel point communiquer et s'organiser à distance peut se révéler utile. Mon maître de stage, qui travaille dans l'informatique, a d'ailleurs organisé deux samedis de suite une formation afin d'apprendre aux bénévoles les différents outils informatiques importants, comme créer un Google drive. L'association cherche d'ailleurs un stagiaire en formation designer graphique afin de donner un coup de neuf au site internet. Un bénévole du cours de français insiste également sur ce point, voyant l'avenir dans le numérique, je regarde alors avec lui par curiosité une conférence sur Google ateliers numériques. Il est d'ailleurs très content quand je lui annonce que la réunion prévue avec un spécialiste des langues va se passer sur zoom, me disant qu'il n'a jamais utilisé cette application et qu'il est donc heureux de la tester.


L'association est donc implantée dans différents secteurs, et cherche selon ses ressources et ses moyens à se développer le plus possible. C'est une association qui selon moi est intéressante et importante de par la diversité de ses actions mais aussi par sa dynamique. Je vais désormais invoquer les difficultés rencontrées par l'association et plus généralement par les autres acteurs de la politique d'accueil, qui selon moi se battent tous les jours pour changer les choses.


Partie 2 à suivre...


Hannah Leruste


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