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La Lune



C'était une sphère brillant comme de l'or,

Une tâche de mystère, seule, à l'horizon,

Des vagues venaient lécher ce tendre trésor

Qui lançait à travers le ciel ses doux rayons.


— Enfin mes camarades ! La terre est en vue !

Les matelots vont et viennent sur le vaisseau,

Voiles dehors, le navire glisse sur l'eau

Poussé par le vent vers des terres inconnues.


La dame, de sa main, leur indique le chemin

Sa voix les appelle, ils vont, loin, vers les étoiles,

Au mat, la grande voile, ils partent vers le ciel ;


Le navire va et glisse sur cette toile,

Se confond avec le disque d'or éternel

Et disparaît quand s'évanouit le matin.

La dame de sa voix chante au-delà des dunes

Sur ses cheveux tombent des gouttes d'argent

Et oreilles où sont des anneaux de Saturne.


Elle voit le navire, du haut de l'escalier

De nuages, siégeant sur son beau trône d'or ;

Elle le guide en déchirant l'obscurité.

Un cri, le soir arrivant, court, seul, sur la mer

Le vent le souffle et répète jusqu'en nos terres.

La coque est brisée et tous les mats sont brisés ;

Le vaisseau gît, coincé, entre mer et rocher.

C'était une sphère brillant comme l'argent.

Une tâche, une épave était à l'horizon,

Les vagues s'en venaient nettoyer un mourant.

Amies, frères, je lance au ciel votre oraison.





Manoah Varsay

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