Le cygne

Dernière mise à jour : 11 oct.




C'est à l'aube, ou bien crépuscule,

Que mon corps s'était engourdi ;

Et soudain, voilà mon cœur qui brûle,

Quand près de moi s'assit

Un grand et beau cygne.

Doucement, les ailes bien déployées,

Tendrement se mit à parader ;

Approchant, faisant bruisser ses ailes,

Et ce son me rappelle

Comme j'avais aimé.

Ses grands yeux brillaient, améthystes,

Et son corps était immaculé.

Il chantait une romance triste

Quand il vint se poser

À mes côtés.

De sa bouche, elle effleura mes lèvres,

Et ses reins se posèrent sur les miens.

Et mes doigts prirent et serrèrent sa main

Caressant les douceurs

De la fille d'Ève.

Ô mon cygne, laisse moi aimer ta vie,

Reviens vite, vite, pour toutes les nuits

Je voudrais cueillir dans ton jardin

La douce pensée,

Et boire ton parfum...

Emmène-moi, emmène-moi au ciel

Apprends-moi les belles joies éternelles

Mène-moi à ces jardins lointains,

Qui brillent quand vient le soir

Sous une pluie d'étoiles

Ô mon cygne à la douceur féline

Reste un peu, dans mes bras, si tu le veux

Sur ton corps je fais glisser mes yeux,

Je dévore ton cœur

Et tes courbes fines.

C'est à l'aube, ou bien crépuscule,

Que d'un sourd battement d'ailes tu partis ;

Mais hélas ! J'ai le cœur qui brûle,

Et l'esprit démoli

Par ce tendre souvenir...

Au crépuscule ou bien l'aube ?

Mes draps blancs exhalaient tes parfums

Ton image est là mais se dérobe

Je veux juste t'enlacer

Et j'essaie en vain.

C'est à l'aube, au crépuscule

Tu chantais une romance triste

Et mes doigts prirent et serrèrent ta main,

Je dévore ton cou

Sous une pluie d'étoiles.

Doucement, tes ailes déployées,

Tes doux reins se mirent sur les miens

Et soudain je sens mon corps brûler

En caressant tes lèvres

J'y goûte le parfum...





Manoah Varsay

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