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Mal de pays





Cet air nostalgique, atmosphère tendre,


Brise exquise, me caressant la peau.


Mon pays.

Et je pense, encore et toujours.

J’observe, je regarde, je me souviens.

Encore plus qu’avant, parce que je sais.


Nostalgie.


Elle vient te heurter parfois. Discrètement. T’effleurer les joues.


Ce vert ou le bleu de la mer en face.


J’entends les vagues.

Elles sont loin de tout.


J’entends mes grands-parents.

Je suis loin de tout.

J’entends ce que ça me procurait auparavant.


Je vois une table aussi, elle servait de support pour téléviseur dans l’ancienne maison familiale, maintenant elle supporte des Cactus.


C’est déjà un souvenir aussi.

Les chats vagabonds je les appelle.

Ils étaient là également, se promenant entre deux pelouses.

Comme d’habitude.

Et mon esprit.


Mon esprit fait beaucoup de choses.

Il fait le temps.

Il fait l’espace.

Il entreprend une multitude de liens entre ses synapses.


Des souvenirs.

Il se souvient. Il se souvient même de choses qui n’ont pas encore existé.

Comme s’il avait connu la vie et son histoire.

Comme s’il l’avait déjà vécue.

Alors il comprend.

Épris de mélancolie.

Logeant au soleil ;

Il fait si chaud.

La semaine prochaine, je serai en France...


Le Temps, au final, s’étend.

S’élargit, se diminue, se freine.

Et le temps que j’observe, tout semble aller plus vite pour s’arrêter ensuite,

Me laissant seulement, le temps (lui-même) de sentir la substance ou l’essence de ce qui m’entoure.

Le battement de mes cils est ralenti et le vent souffle sur les branches des plantes.


Je l’entends.

Il les fait danser, briser.

Je le vois.

Parce que la brise. La jolie brise.


Je danse au vent moi aussi,

Je suis une fleur à souhait,

Souffle dedans que je puisse m’envoler.

Bientôt.


Les mots s’entrechoquent à l’intérieur désormais. Ils se bousculent, s’attrapent, et se relâchent,

Mon esprit devient confus. Il n’y a pas lieu d’être. La nouvelle année peut apporter appréhension.

Parfois des doutes. Nous n’en sortirons que plus braves.

Voyons la mer ravagée, pleine de rythme,

D’un fragment lyrique ou poétique,

Chanté, psalmodié ou déclamé,

Pleine de bleus, des bleus différents, des bleus blancs, des bleus verts, des bleus turquoises et des bleus Rois. Des bleus d’autrefois,


Je me souvenais.


L’Harmonie, le Désarroi.

J’ai le souffle coupé,


Je m’empêchais de respirer.

Comme pour capturer quelque chose.

Je me bouscule, je m’attrape, je me relâche,

Et les gens se font.



- Aliena



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1 Comment


magnifique, tu arrives à me rendre nostalgique d’une chose que je n’ai jamais eux.

c’est fort, poignant.

merci pour ce texte plein d’emotions.

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